OLIO NUOVO DAYS 2017, la vidéo de présentation “des et avec les” huiles chez Antoine de Macedo

L’huile d’olive à la COP22

« L’huile d’olive à la COP22 : cet or liquide qui contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre »
En avant-première de sa présentation à la COP22 le 16 novembre prochain, Francesco Serafini, le responsable du service Environnement du COI nous présente les résultats des calculs issus d’une application informatique sur l’effet puits de carbone d’une oliveraie.

Par Alain Chauveau, expert en RSE, Prospective et développement durable, pour CULTURE & OLIVE & OLIO NUOVO DAY(S).

Francesco Serafini
Francesco Serafini, Directeur du Département Recherche Environnement du Conseil Oléicole International (COI)

Francesco Serafini est depuis 1996 Directeur du Département Recherche Environnement du Conseil Oléicole International (COI). Il organise les groupes de travail sur l’oléiculture et l’environnement.

AC : Pour commencer, pouvez-vous nous présenter le COI, son historique, son rôle, ses missions, son mode de fonctionnement ?

Francesco Serafini : Le COI, Conseil Oléicole International est le seul organisme international au monde qui soit consacré à l’huile d’olive et aux olives de table. Il a été institué à Madrid (Espagne) en 1959 sous les auspices des Nations Unies. Le Conseil contribue de manière décisive au développement responsable et durable de l’oléiculture et constitue un forum mondial de discussion au sein duquel sont débattues toutes les questions concernant les politiques à adopter et les défis présents et futurs à relever. À cet effet, il veille à :
• favoriser la coopération technique internationale dans le cadre de projets de recherche et de développement et d’activités de formation et de transfert des technologies ;
• encourager l’expansion du commerce international de l’huile d’olive et des olives de table, mettre au point et actualiser des normes commerciales applicables aux produits oléicoles et améliorer la qualité ;
• étudier l’impact de l’oléiculture et de l’industrie oléicole sur l’environnement ;
• promouvoir la consommation de l’huile d’olive et des olives de table grâce à des plans d’action et à des campagnes modernes de promotion
• diffuser des informations et des statistiques claires et précises sur le marché mondial de l’huile d’olive et des olives de table
• permettre aux représentants des gouvernements et aux experts de se rencontrer régulièrement pour aborder les problèmes du secteur et pour fixer les priorités d’action du COI
• travailler en étroite collaboration avec le secteur privé

Parmi ses membres actuels se trouvent les principaux pays producteurs et exportateurs mondiaux d’huile d’olive et d’olives de table. Les pays producteurs membres du COI contribuent en effet à 98 % de la production mondiale d’olives. Ils sont concentrés principalement dans la région méditerranéenne.
Le COI œuvre pour le développement intégré et durable de l’oléiculture et veille à ce que cet engagement se traduise par un progrès tangible pour ses pays membres, mais surtout pour toutes les personnes qui tirent leur revenu quotidien des produits de l’olivier.

AC : Les calculs du COI tendent à démontrer un effet « puits de carbone » de l’olivier… Pouvez-vous nous rappeler ce que signifie cet effet et quels sont les liens avec le changement climatique ?

Francesco Serafini : Que signifie « effet de puits de carbone » ? Lorsque l’on parle de changement climatique, un puits est défini comme tout processus, activité ou mécanisme qui extraie les gaz à effet de serre (GES) de l’atmosphère. Parmi ces gaz figure le CO2, dont la concentration a augmenté de manière exponentielle au cours de ces dernières et qui est le principal responsable du réchauffement global.
Les systèmes végétaux ont la capacité d’absorber ce composé de l’atmosphère et de le stocker dans leur matériel végétal sous forme de carbone. Toutefois, les cultures ligneuses (comme l’olivier) ont, par rapport aux cultures annuelles, un pouvoir très supérieur de captation et de stockage du CO2, sous forme de carbone dans la matière organique.
Les activités destinées à augmenter les puits végétaux contribuent donc à atténuer le changement climatique à moyen terme car la durée de rétention du carbone dans ces systèmes est élevée. Celle-ci varie selon le parcours de cet élément dans son cycle de retour à l’atmosphère, entre quelques mois (par exemple les feuilles) et plusieurs décennies, siècles… voire millénaires (pour une matière organique stable comme la tourbe par exemple). Il est donc possible d’atténuer le changement climatique à moyen terme grâce à des activités destinées à augmenter les puits végétaux compte tenu de la durée de rétention du carbone dans ces systèmes.
L’olivier peut être cultivé dans des conditions climatiques pratiquement extrêmes, où peu d’autres cultures ligneuses parviennent à survivre. 70 % des oliveraies mondiales sont conduites en régime pluvial, c’est-à-dire sans apport d’eau d’irrigation et uniquement grâce aux eaux de pluie. Dans certaines régions de la Méditerranée notamment, l’olivier est largement cultivé dans les zones semi-arides recevant à peine 200 mm de précipitations par an et constitue une source essentielle de subsistance pour de nombreuses populations. On notera qu’on ne trouve pas de massifs forestiers en milieu méditerranéen dans les zones caractérisées par une pluviométrie inférieure à 400 mm par an, car ces régions sont recouvertes de maquis d’arbustes et/ou de steppes d’espèces ligneuses basses et d’herbacées.
L’Institut de Recerca I Tecnología Agroalimentaries (IRTA ; www.irta.es), organisme de recherche de la Generalitat de Catalunya (gouvernement de la région autonome de Catalogne, Espagne), travaille depuis plusieurs années sur différents aspects de l’agronomie de l’olivier et sur les caractéristiques organoleptiques de l’huile, notamment en relation avec la problématique du réchauffement climatique. Cet institut a centré ses recherches sur l’évaluation du stockage de carbone par les oliviers et montré que dans les zones où les forêts ne peuvent pas se développer, la culture des oliviers permet le stockage d’une quantité de carbone égale ou supérieure à la quantité stockée par des arborescences secondaires de Pinus halepensis o Pinus nigra, et la réduction au minimum des risques d’incendies et l’augmentation de l’efficience de l’eau (de pluie), tout en étant associée à une meilleure conservation du paysage, dans le sens d’ensemble population – culture – environnement.
L’olivier est donc utile pour développer les stratégies d’atténuation proposées à la COP21, comme par exemple l’initiative 4 pour 1000, car il permet d’augmenter le stockage de carbone dans le sol (http://4p1000.org/). C’est la raison pour laquelle dans de nombreuses zones rurales, l’olivier est une culture ligneuse irremplaçable.

AC : Quel a été le rôle du COI dans la démonstration de l’effet puits de carbone de l’olivier ?

Francesco Serafini : Lorsque nous parlons d’empreinte carbone, nous faisons référence au bilan des émissions de tous les gaz à effet de serre (GES), exprimées en unités de masse d’équivalent CO2, tout au long du cycle de vie d’un produit, par unité déclarée. Différentes études scientifiques ont démontré que l’oléiculture avait des effets positifs sur l’environnement (biodiversité, amélioration des sols, barrière à la désertification, etc.) et que l’adoption de pratiques agronomiques adéquates permettait d’augmenter la capacité de fixation du CO2 de l’atmosphère dans les structures végétatives permanentes (la biomasse) et dans le terrain.
Plus simplement, selon des études publiées jusqu’à présent, si le fait de produire un litre d’huile d’olive (vierge ou extra-vierge) donne lieu à l’émission dans l’atmosphère de 1,5 kg de CO2-eq de moyenne tout au long du cycle de vie du produit, l’adoption de pratiques agronomiques pertinentes permet à l’olivier de fixer dans le sol une quantité de 10 t CO2/ha/an (dans une oliveraie adulte semi intensive avec un rendement agronomique moyen) avec une évidente balance positive.
Il est aujourd’hui possible de démontrer qu’en adoptant des pratiques agronomiques adéquates, l’effet puits de carbone (c’est-à-dire de séquestration de CO2) de l’olivier (dans la biomasse et dans le terrain) est très supérieur aux émissions de GES pour produire une unité (un litre d’huile d’olive vierge).
A cet effet, le COI a mis au point une application informatique qui permet de calculer l’effet puits de carbone d’une oliveraie. Ce travail a commencé en 2012 et l’application informatique a vu le jour en 2015. Lors de sa première réunion, le 18 mai 2012, le groupe de travail constitué à cet effet, a souligné l’importance, aussi bien du point de vue technique que politique, d’intégrer le bilan carbone dans la phase agricole dans l’empreinte carbone de l’huile d’olive.
Le groupe de travail a alors décidé d’étudier des exemples génériques sur l’influence de cette intégration sur le bilan carbone d’un litre d’huile. Les méthodologies de calcul du bilan carbone déjà disponibles ont ainsi été complétées au moyen des principes de calcul (paramètres et leur influence) et des données de référence disponibles.
Pour la mise au point de cette sous-méthodologie ou recommandation de calcul, le groupe de travail du COI a suivi les inventaires (IPPCC – Intergovernamental Panel on Climate Change) et les modalités de communication B2B (business-to-business) et B2C (business-to-consumer).
Pour atteindre ce dernier objectif, il s’est avéré nécessaire de travailler sur la modification des PCR « huile d’olive » disponibles. C’était la seule façon de permettre que, dans la communication de l’empreinte carbone de l’huile, soit considéré le bilan carbone dans la phase agricole calculée selon les recommandations du COI. Il est donc fondamental d’obtenir que la règle de catégorie de produit permette de déclarer l’effet puits de carbone de l’olivier, ce qui jusqu’à présent n’était pas possible.
Au fil des autres réunions convoquées durant ces trois dernières années, une application informatique a finalement pu être mise au point pour le bilan de la CO2 en oléiculture. Cette application peut être utilisée par tout agriculteur, depuis n’importe quelle partie du monde, pour évaluer son bilan carbone. Cette application es disponible dans le site web du COI : http://carbonbalance.internationaloliveoil.org/fr

AC : Quel est le plan d’action du COI concernant cet effet puits de carbone de l’olivier ?

Francesco Serafini : La participation du COI à la COP22 est une opportunité unique pour montrer au monde entier que produire de l’huile d’olive (vierge ou vierge extra) avec l’adoption de pratiques agronomiques adéquates permet de contribuer à la réduction de l’effet de serre. Il est important de garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas ici de l’impact positif – logique – de l’olivier sur l’environnement mais bien de l’impact positif de la production d’huile d’olive vierge ou vierge extra, ce qui rend ce produit unique par rapport à la plupart des autres huiles végétales. D’après les Déclarations Environnementales de produit de l’huile d’olive et d’autres études publiées, pour produire un litre d’huile d’olive (vierge ou vierge extra), l’émission moyenne dans l’atmosphère de CO2-eq est de 1,5 kg. Au moyen de calculs mathématiques et des résultats de la bibliographie scientifique citée plus haut, ou grâce à une application comme celle proposée par le COI (www.internationaloliveoilcouncil.org), il est possible d’estimer que chaque litre d’huile d’olive produite à partir des olives d’une oliveraie adulte de type semi-intensif de rendement agronomique moyen, le potentiel de fixation de CO2 dans le sol de l’oliveraie est de 11,5 kg de CO2.
Cela permet d’affirmer que pour chaque litre d’huile d’olive, l’oliveraie fixe 10 kg de CO2 dans le sol, c’est-à-dire que le système de production de l’huile d’olive favorise la lutte contre le réchauffement climatique en absorbant de l’atmosphère et en fixant dans le sol plus de CO2 qu’il n’en produit.

Le CONSEIL OLEICOLE INTERNATIONAL(COI) à la COP 22 de Marrakech
Le COI participera à la COP22, du 7 au 18 novembre 2016, à Marrakech (Maroc). La COP (Conférence des Parties) est une conférence annuelle organisée sous les auspices des Nations Unies sur le changement climatique. La 22e édition de cette Conférence (COP22) sera consacrée à l’atténuation des effets du changement climatique et à l’innovation en matière d’adaptation au changement. À cette occasion, le COI, représenté par Francesco Serafini, présentera une conférence intitulée « L’huile d’olive : l’or liquide qui contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre», le 16 novembre de 9 h a 10 h 30 dans la zone verte réservée aux Side Events (salle Loukkos). Le COI présentera des résultats qui démontrent qu’en adoptant des pratiques agronomiques adéquates, l’effet puits de carbone de l’olivier (dans la biomasse et dans le terrain) est très supérieur aux émissions de gaz à effet de serre pour produire une unité (un litre) d’huile d’olive vierge ou vierge extra.

#cop22#COI#oliveoil#francescoserafini#marrakech#cultureolive

Les consommateurs européens veulent plus de transparence pour les produits écologiques
Récemment, l’UE a mené une enquête sur la consommation des produits écologiques au niveau européen. Cette enquête a permis d’interroger 25 568 personnes de différentes catégories sociales et démographiques, dans les 28 États membres de l’Union européenne. Cette enquête (http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-653_fr.htm) montre notamment que :

• Plus de 75 % des personnes interrogées seraient disposées à payer un prix plus élevé pour des produits respectueux de l’environnement si elles avaient la certitude que ces produits sont véritablement écologiques. Toutefois, à peine plus de la moitié des citoyens de l’Union européenne (55 %) estiment être informés quant à l’impact sur l’environnement des produits qu’ils achètent et consomment.
• La grande majorité des citoyens de l’UE (89 %) considèrent qu’en achetant des produits écologiques, ils peuvent contribuer à la protection de l’environnement.
• Un peu plus de la moitié des citoyens de l’UE (52 %) font globalement confiance aux allégations des fabricants concernant les performances environnementales de leurs produits mais une majorité (54 %) n’accorde pas de crédit aux informations présentées par les entreprises sur leurs propres performances environnementales. L’enquête montre également une forte adhésion à l’idée que soit imposée aux entreprises l’obligation de publier des rapports sur leurs performances environnementales globales et sur les performances environnementales de leurs produits (69 %).
• Les deux tiers des citoyens de l’UE (66 %) seraient disposés à acheter un produit plus cher si la garantie sur la fiabilité de ce produit était portée à 5 ans et 92 % des personnes interrogées considèrent que la durée de vie estimée du produit devrait être indiquée.
Cela montre que les consommateurs sont prêts à exiger que les fabricants les informent sur l’impact environnemental de leurs produits. Sur ce terrain, l’huile d’olive l’emporte sur toutes les autres matières grasses végétales.

A la Découverte de la World Olive Oil Exhibition et rencontre avec M.Abdellatif Ghedira, nouveau directeur exécutif du Conseil Oléicole International.

La World Olive Oil Exhibition de Madrid est l’un des tous premiers rendez-vous internationaux de la saison. Sa proximité – géographique – avec les Nations Unis de l’olive (Le Conseil Oléicole International) en fait un rendez-vous incontournable. Comme le soulignait M. Abdellatif Ghedira, le directeur exécutif du COI lors de son intervention en ouverture du salon «ce symbole de robustesse (l’olivier), est au carrefour de l’histoire, de la culture et du goût »…  Ces quinze dernières années, l’olive et de son huile ont su transformer leur territoire culturel en boom économique : la consommation d’huile d’olive a été quasiment doublée pendant cette période (chiffres COI), et la marge de croissance dans les grands pays importateurs – USA, Brésil et Japon – est constante.

53 nationalités, 120 moulins

Phénomène mondial, l’huile d’olive ? A la WOOE on pouvait côtoyer 53 nationalités, 500 sortes d’huiles d’olives et 120 moulins (chiffres salon WOOE) : d’Espagne, de Tunisie, de Grèce, d’Uruguay, d’Australie, et d’Afrique du Sud… Les principaux pays producteurs et les pays qui veulent se positionner. Etonnement la France, elle, était absente du salon : quels ambitions a-t-elle à l’international pour snober ce type de rendez-vous ? La production française est l’une des production les plus qualitatives du marché mondial…  La récolte catastrophique de 2014 avec plus de 50% de perte est elle une réponse ?

GHEDIRA AT WOOE 2016 OK
M.Abdellatif Ghedira, nouveau directeur exécutif du Conseil Oléicole International

Tasting marathon de l’Open bar à huile avec Cécile Le Galliard jusdolive.fr et Tanguy Paris, A.K.A El Olivar, elolivar.blogspot.fr @Olivarero

Un bar à huiles qui présente plus de 100 options est une véritable expérience. Pour m’accompagner et échanger, le gratin de la toile, Cécile Le Galliard, la blogueuse française de jusdolive qui enseigne aussi la dégustation et Tanguy Paris, le blogueur franco espagnol le plus influent du monde oléicole, who else ?… Se retrouver devant un verre à pied (pas une dégustation de puriste avec verres bleus, mais hédoniste dans l’idée), admirer le joli jaunes tirant plus ou moins sur le vert, plonger son nez pour se donner envie – ou pas – de goûter une huile bio – ou pas – Ou juste sentir, goûter et regarder l’étiquette seulement après…

BAR A HUILES WWOE- copie 2 retravaillé

Cécile Le Galliard, Paz Figares et Tanguy Paris
Cécile Le Galliard, Paz Figares et Tanguy Paris

Rencontre d’une huile du 3ème type

Mon coup de coeur est allé à la délégation japonaise emmenée par M. Toshiya Tada, représentant l’association des sommeliers du Japon. La conférence sur l’huile d’olive japonaise était passionnante : une production très élitiste de 15 à 20 tonnes en 2015 de 99% d’huile d’olive vierge extra (chiffres donnés par l’association – quand la France en produit 5500 et l’Espagne 1,3 millions).  Les variétés utilisées depuis les années 20 sont européennes, comme la Mission, la Nevadillo Blanco, la Lucca ou encore l’Arbequina et le lieu privilégié est l’ile de Shodoshima. A la dégustation, les olives sont connues, mais  résultat gustatif totalement  inattendu et d’un raffinement extrême.

La rentabilisation du produit est intégrale : on utilise les feuilles pour faire du thé et des pates,  les grignons fermentés pour nourrir le « boeuf olive » et l’eau de séparation du décanteur est réutilisée pour fabriquer du soda olive…

Seul handicap, outre la distance, le prix : sur place, plus de 40€ les 250 ml.

TOSHIYA TADA
M. Toshiya TADA, association des sommeliers d’huile d’olive au Japon

EXPERIENCE DES 5 sens avec le chef Francisco Kike Piñeiro

La WOOE avait recruté le jeune et talentueux chef Galicien Francisco Kike Piñeiro pour nous offrir  une dégustation faisant appel à nos 5 sens autour de l’huile d’olive. Après des billes d’huile d’olive (caviar d’olive déjà un peu vu), l’expérience la plus originale s’est avérée être le dessert, sorte de crème au praliné servi dans un pot qui avait été enfumé juste avant d’être scellé sous nos yeux. Résultat aussi surprenant que réussi évoquant une odeur de semaine sainte espagnole pour Cécile le Galliard et de barbecue à la maison pour Tanguy Paris.

Kike Piñeiro
Kike Piñeiro
POT ENFUME DESSERT WOOE 2016
Le dessert qui fume…

Le COI, le Conseil Oléicole Internationale ou les Nations Unies de l’olive

Ma visite s’est achevée après une rencontre au Conseil Oléicole International avec M. Abdellatif Ghédira pour lui présenter OLIO NUOVO DAY 2016 & 2017 et les projets pour 2017. Son écoute et son intérêt réel pour les actions de promotion d’un produit de qualité sont des atouts pour le futur d’une huile d’olive aux exigences sans cesse rehaussées.

Emmanuelle Dechelette pour OLIO NUOVO DAY 2016

Chef Akrame : “l’huile d’olive, c’est la vie”…

Pour témoigner de son amour pour les produits d’exception, Akrame Benallal vient de créer une huile d’olive comme un condiment. Elle est composée d’olives bio de la variété taggiasche (Ligurie, Italie) et de poivre Voatsiperifery de Madagascar, sauvage et fin. Le piquant et les arômes sont délicatement diffusés par l’huile. La viande, les légumes ou les fruits peuvent être relevés en un tour de main avec “CARACTERE” ; c’est son nom, hérité du tempérament de son créateur, délicat et racé.
ATELIER VIANDA, 18 Rue Lauriston, 75016 Paris
http://www.ateliervivanda.com

Yoni Saada reçoit OLIO NUOVO DAY chez BAGNARD

Qui peut mieux parler d’huile d’olive nouvelle qu’un chef amoureux de la Méditerranée ? Yoni Saada nous livre son goût immodéré pour l’huile d’olive : Ses choix OLIO NUOVO DAY : La Vierge Extra de Lourmarin (Jean Claude Lapeyre) chez BAGNARD et l’Andalouse Rincon de la Subbetica chez MINIATURES.

2 nouveaux restaurants pour l’Olio Nuovo Day

Nina et Akrame participeront à la journée de l’huile d’olive nouvelle, le 21 janvier 2016. Retrouver l’intégralité du parcours Olio Nuovo.

Présentation presse

Retour en Vidéo sur la présentation presse du 23 novembre.

OLIO NUOVO DAY, aider le consommateur final à mieux comprendre ses propres goûts

Lundi dernier, en avant première du parcours parisien OLIO NUOVO DAY, “à la découverte de l’huile d’olive nouvelle” qui aura lieu jeudi 21 janvier 2016, une dégustation presse présentait 4 huiles d’olives nouvelles avec leurs spécificités liées non pas à des marques, mais à des variétés d’olives et à leurs terroirs. Haute Provence (France), La Rioja & l’Andalousie (Espagne), Douro (Portugal)…

Jacques Génin nous recevait dans son laboratoire de la rue de Turenne où les effluves de chocolat s’immisçaient avec harmonie avec l’OLIO NUOVO.

Les 4 huiles présentées étaient évidemment Vierge & Extra, et leur dégustation allait se dérouler de façon plutôt nouvelle elle aussi….

Afin de privilégier les sens du goût et de l’odorat, nous avions opté pour une dégustation “à l’aveugle”.
A l’aveugle, mais avec un guide : Le parcours organoleptique était supervisé par la junior entreprise de l’Ecole Supérieure du Parfum. Un étudiant accompagnait un goûteur pour une approche très personnalisée et ludique : chaque huile (numérotée) sentie sur une mouillette de parfumeur ou dans un verre devait être ensuite évaluée façon portrait chinois : quels matière, végétal, adjectif, pays vous évoque cette odeur, ce goût  ? Le qualificatif d’une odeur étant lié aux souvenirs, il ne peut pas y avoir de mauvaise réponse* .

C’est la philosophie OLIO NUOVO DAY.

Aider le consommateur final à mieux comprendre ses propres goûts. Sans à-priori de provenance avec pour seuls préjugés ses propres souvenirs…

Les odeurs ont une faculté émotionnelle ;le goût est intimement lié à l’odeur, on a trop tendance à l’oublier. Essayez donc de goûter une bonne tarte aux fraises ou un pesto en étant enrhumé…  Une étude réalisée par des neurologues de l’Université Norvégienne des Sciences et Technologies de Trondheim à mis en évidence que le mécanisme des souvenirs liés à l’odeur repose sur l’apparition d’ondes cérébrales de fréquences parfaitement identiques en deux endroits bien distincts du cerveau : dans le cortex entorhinal (impliqué dans le traitement des informations olfactives), et dans l’hippocampe (cette zone du cerveau, qui joue un rôle crucial dans la mémoire, nous permet notamment de nous remémorer les événements passés, en les “rejouant” mentalement). Grâce à cette « synchronie de ces deux parties du cerveau l’association odeurs et souvenirs peut s’effectuer.

Pas facile d’apprécier de nouveaux goûts si leur odeur nous évoquent le parfum de cette mégère qu’était la tante Yvonne….

Pour ce qui nous concerne, l’étude des 4 huiles présentées lundi 23 novembre sera publiée plus modestement et très prochainement sur le site OLIO NUOVO DAY.

“Coordination of entorhinal–hippocampal ensemble activity during associative learning“.

* les termes organoleptiques prédéfinis ont tendance dans une première approche à bloquer l’imaginaire qui est très lié au goût.

 

UN PARFUM DE NOUVEAUTÉ

Conférence de presse OLIO NUOVO DAY, 23 novembre 2016 chez Jacques Génin

Lundi 23 novembre, une expérience inédite a été tentée dans le laboratoire de Jacques Génin qui accueillait la conférence de presse de lancement de l’OLIO NUOVO DAY, le jour de l’huile d’olive nouvelle qui se déroulera dans les 20 arrondissements parisiens le 21 janvier 2016.

L’objet était de faire découvrir les différents terroirs et les différentes variétés qui donnent à une huile d’olive son caractère. 4 huiles étaient présentées. Une française, une espagnole une italienne et une portugaise.

La perception d’un goût est indissociable de l’odeur qui l’accompagne, c’est pour cela que nous avons décidé d’organiser une dégustation à l’aveugle d’une sélection d’huiles d’olives nouvelles avec pour guides des élèves de l’Ecole Supérieure du Parfum.

Merci à tous ceux qui ont répondu présent à l’appel du 23 novembre pour l’ouverture de la chasse à l’OLIO NUOVO, l’huile d’olive de qualité qui se révèle dès son extraction (l’huile n’est pratiquement plus jamais “pressée à froid”, mais extraite pour lui conférer une qualité nettement supérieure).

Vous qui avez eu l’occasion de goûter cette série d’échantillons d’huiles d’olives nouvelles tout juste sorties du moulin avez pu sentir et goûter leur typicité vivace et leur spécificité liée à une région et une variété de fruit.

Pour définir un goût, il n’y a pas de mauvaise réponse. Chacun sent et goûte avec ses propres références, sa sensibilité et son palais. La philosophie d’OLIO NUOVO DAY pourrait se résumer en une phrase : Savoir définir ce qui nous plait. Pour mettre en œuvre ce principe, les huiles d’olives présentées vont être définies grâce aux portraits chinois réalisés pendant la dégustation.

Merci aux personnes présentes d’avoir répondu avec créativité aux questions : ” si cette huile était une matière, un végétal, un adjectif et un pays ? ” en sentant les N° 1, 2, 3 & 4… Dans une ambiance chaleureuse, ludique et didactique.

Le résultat des portraits chinois et des informations sur les huiles dégustées seront prochainement disponibles sur le site OLIO NUOVO DAY.

OLIO NUOVO DAY, promouvoir le meilleur de l’huile d’olive.

A très bientôt, sur le parcours OLIO NUOVO DAY le 21 janvier.

Retrouvez le parcours Olio Nuovo Day ici.

L’huile d’olive la plus rare au monde : la Courbeil

Cueillette d'olives Courbeil sur les hauteurs de Banyuls
Cueillette d’olives Courbeil sur les hauteurs de Banyuls

S’il est une région secrète en France, c’est bien l’extrême sud est Roussillon. La région de Banyuls, terre à tradition “d’olivettes” (petites parcelles d’oliviers) qui étaient disposées à l’origine en complément des  vignes, a perdu la plupart de ses arbres lors du grand gel de 1956.  Aujourd’hui, c’est grâce au travail acharné d’un producteur local, Olivier Borrat, qui s’est mis en tête de faire revivre une tradition ancestrale malgré un rendement extrêmement faible que la Corbeil est à nouveau produite. Cette huile d’olive, OLIO NUOVO lors de son extraction est très probablement l’huile d’olive la plus rare du monde avec une production de moins de 100 litres par an. Pour réussir cet exploit, des ingénieurs de l’INRA ont réussi à retracer l’ADN de ces oliviers historiques, permettant de replanter cette même variété sur ces terres ventées arides et pierreuses qui offrent sa spécificité exceptionnelles aux olives.  Les arômes sont ceux de pomme verte et de framboise, délicate avec une légère ardente. Cette huile est une exclusivité OLIO NUOVO DAY.

L’huile nouvelle Olio Nuovo !